L’heure de la revanche ou le réveil de la Roja ?
Le fait que c’est deux nations s’affronte pour cette deuxième demi-finale de la Coupe du Monde en Afrique du Sud, n’est pas une si surprenante surprise que cela. La surprise est plutôt à chercher dans leurs parcours qui les a amené jusqu’à Durban Stadium.
L’Espagne le grand favori avec sa génération dorée, avant le début du tournoi a choqué tout le monde dès la première rencontre perdue face aux suisses. Ils se sont repris en battant Honduras 2-0 et Chili 1-0. Et même s’ils ont tout emporté depuis, ils n’ont pas étaient aussi impitoyable avec leurs adversaires comme on aurait pu s’y attendre. Il n’existe plus ce jeu fluide et envieux de 2008, visiblement la fraicheur et la forme physique ne sont pas au rendez-vous.
Les allemands en revanche ont eu peu du temps pour se remettre de leur perte du capitaine, Michael Ballack juste avant le début de la compétition. Ils ont martelé les australiens dès l’entrée 4-0. Et même si les serbes ont emporté la 2ième rencontre, cette Allemagne, même à 10 aurait largement mérité le nul, si ce n’est pas les 3 points. Comment oublier la jeune Mannschaft qui a infligé 4 buts dans la phase d’élimination directe aux anglais et argentins. Joachim Loew a mis en place un savoureux mélange de joueurs pour la plupart des amateurs de football encore inconnu sur la scène mondiale et des valeurs surs, à tel point que l’Espagne n’est pas si favorite avant le début de ce demi finale.
Allemagne :
Sans leur skipper Ballack, c’est Schweinsteiger qui a pris le rôle d’un senior dans cette équipe avec seulement ses 25 ans. Dans ce rôle de sentinelle devant la défense il est peut être le meilleur joueur du mondial à ce poste. Dans tous les cas il a un effet dévastateur.
Etoile inespéré de cette équipe allemande est bien évidemment Thomas Muller. Quatre buts et 3 passes il manquera cette demi-finale en raison d’un deuxième carton jaune. Sans lui l’Allemagne perdra en vitesse, mais le jeu collectif de cette équipe est tellement important que la perte d’une des individualités ne devrait pas être fatale. A Mesut Oezil de grandir encore plus dans cette rencontre avec ce schéma 4-2-3-1 et à côté de Lucas Podolski, comme Miroslavl Klose, cette équipe possède encore pas mal d’avance sur sa puissance de feu.
Sans oublier comme expliqué en début, le milieu Bastian SCHWEINSTEIGER qui sera à côté d'un excellent jaune, Samir Khedira. Le virevoltant Phillip Lahm solide et physique et capitaine de cette équipe occupera le flanc droit de cette défense.
Plusieurs prétendants et solutions peu évidentes se proposent à Loew. TROCHOWSKI du HSV Hambourg, Toni KROOS du Bayer Leverkusen et pourquoi pas CACAU. D’après les tests c’est Kroos qui tient la pôle position pour ce remplacement.
Espagne :

Après la victoire face à Paraguay, l’Espagne est présente dans le dernier carré pour la première fois de son histoire. Mais Vicente Del Bosque sait que la manière de cette (comme celles d’avant) victoire est préoccupante. Une intervention d’Iker Casillas et de leur seul homme véritablement en forme David Villa a permis aux ibériques d’être à ce stade de compétition. Le superbe Villa mène la dance des buteurs avec ses 5 réalisations, mais il est trop peu soutenu par un Torres hors de sa forme. La Roja n’a pas réussi un seul tir cadré dans la première moitié de la 1ième mi-temps. Le remplacement de Torres par Fabregas leur a permis d’ouvrir le jeu quelque peu. Mais voilà que ce dernier est blessé et ne pourra pas aider les siens, en tout cas pas à 100%.
Xabi Alonso fut également remplacé par Pedro, mais il est peu probable que cela arrive en début de la rencontre en raison de ses responsabilités défensives qui lui sont assignés.
Justement défensivement l’Espagne sera mit à un test sévère. La charnière Puyol / Piqué c’est montré trop lente et devrait tout faire, surtout Piqué, pour éviter toutes calamités du style Cardoso (Paraguay).
Sergio Ramos et Joan Capdevilla aurait aussi besoin d’être conscient qu’il ne faut pas trop s’égarer de leur ligne. Cette Mannschaft ne pardonne rien.
La stat Le chiffre 3. Comme le nombre de confrontations entre les deux pays en Coupe du Monde de la FIFA. Les Allemands n'ont jamais perdu contre les Espagnols : victoire 2:1 à Angleterre 1966, succès 2:1 à Espagne 1982 et nul 1:1 à États-Unis 1994. Inutile de rappeler que la finale de 2008 était justement entre ces deux équipes et que les espagnoles l’ont emporté 1-0 grâce à un but de Torres.
Cependant cette équipe allemande est si différente maintenant et pour moi (tout comme pour Beckenbauer) la meilleure génération. Ce mélange de joueurs d’origine non allemande est plaisant à regarder. Tandis que l'Espagne est au bégaiement, l'Allemagne a atteint son rythme de croisière qui pourrait être la différence cruciale ce soir.
Batailles clés : Schweinsteiger vs. Xavi
Il sera intéressant de voir si Bastien parviendra à tenir Xavi en échec. Jusqu’à présent intraitable, il coupe les défenses adverses au travers pour nourrir son attaque à volonté. Cette fois il aura une ligne avec Xavi, rusé et patient.
Philipp Lahm vs. David Villa
Il serait difficile d’imaginer que quelqu’un d’autre que Villa pourrait ouvrir le score du côté des espagnoles. Il est dans une forme phénoménal tout comme Lahm qui s’est montré au sommet de son art face à l’argentine. Si quelqu’un peut arrêter Villa c’est bien lui.
La composition probable des deux équipes
Allemagne: Neuer - Lahm, Mertesacker, Friedrich, Boateng - Khedira, Schweinsteiger - Kroos, Özil, Podolski - Klose.
Muller est le seul point changé dans cette équipe. Je me demande tout de même sur l’état de Boateng sorti à la 72ième minute face aux argentins. Jusqu’à présent c’est Troschowski qui tenait sa place pour remplacer Muller. Un pur produit bavarois qui s’est fait son nom à HSV Hambourg. Visiblement Kroos conviendrai mieux à Loew.
Espagne : Casillas - Sergio Ramos, Puyol, Piqué, Capdevila - Busquets, Xabi Alonso - Iniesta, Xavi, Villa - Torres.
Avec les constantes mauvaises prestations, Del Bosque pourrait débuter la rencontre sans Torres. Mais l’état de Fabregas n’est pas au mieux. Je doute que l’attaquant de Bilbao Llorente sera l’option risqué de Vicente, car il pourrait avoir pas mal de déchets face à FRIEDRICH et MERTESACKER.
Pour le moment nous sommes encore indécis pour vous livrer quelque conque pronostic pour cette rencontre.
Cela pourrait évoluer durant la journée.
by Mica
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